Et pourquoi moi je dois parler comme toi ? écrits bruts (et non bruts) réunis par Anouk Grinberg, Le Passeur éditeur, 2020

L’actrice et peintre Anouk Grinberg a souhaité unir « la parole des fous » à celle des poètes et des écrivains. Et, partant, de réunir en un seul volume des « écrits bruts (et non bruts) », comme l’annonce le sous-titre de ce très beau livre.
Si vous avez aimé le livre, ne manquez pas le spectacle, au Théâtre de la Colline, du 22 sept. au 20 oct. 2022

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Fédor DOSTOÏEVSKI, L’Idiot, roman traduit du russe par André Markowicz, Actes Sud, Babel, 71 et 72, 2 volumes, 530 et 490 pages

« Tout le monde me prend aussi pour un idiot, je ne sais pas pourquoi, c’est vrai que, dans le temps, j’ai été si malade que je faisais penser à un idiot, mais, aujourd’hui, comment pourrais-je être un idiot quand je comprends moi-même qu’on me prend pour un idiot ? », page 134

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Franz KAFKA, L’Amérique, Traduit de l’allemand par Alexandre Vialatte, Editions Gallimard, 1946, pour la traduction française, folio n° 803, 368 pages

Lire Kafka, lire un roman de Kafka, cette lecture me le confirme, est toujours pour moi une épreuve, qui me porte un solide et sale bon vieux mauvais coup au moral ! J’exagère tout de même un peu. Mais cette fausse indifférence glacée. Ce désespoir à l’état brut, qui avance parfois sous le masque de la drôlerie. « Il y a dans ce livre des passages qui rappellent irrésitiblement Chaplin… » nous dit Max Brod, le meilleur ami de Kafka, à propos de L’Amérique.

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Danielle DUSSAULT, Les ponts de Prague, nouvelles, 144 pages, Lévesque Editeur

Les Ponts de Prague est un recueil de nouvelles que l’auteure a écrites à l’occasion d’une résidence d’écriture en Europe de l’Est. Les Ponts de Prague, ce sont vingt-neuf nouvelles, vingt-neuf histoires courtes, la plus longue en effet ne dépasse pas sept pages. Tout un ensemble d’instantanés sensibles, de situations déterminées ou imprévisibles, au climat bien différent d’une fois sur l’autre. Qui se développent lors de trajets prévus, de flaneries improvisées, ou d’événements protocolaires. Un vécu paradoxal, engendrant, chez la narratrice, tout un registre d’émotions ; et qui suscitent toujours sa réflexion, la conduisent à un retour sur soi, ou l’amènent à revisiter un passé douloureux ou à s’échapper dans le rêve…

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Jack LONDON, John Barleycorn, Le cabaret de la dernière chance, récit

De tout temps, dans la langue populaire américaine, « John Barleycorn » symbolise et personnifie l’alcool. « John Barleycorn », littéralement « maïs d’orge » ou « grain d’orge », est à l’origine « une chanson folklorique anglaise et écossaise ». Le récit de Jack London, intitulé John Barleycorn, tirerait son titre de cette chanson. Dans l’oeuvre de Jack London, John Barleycorn constitue un texte à part. Ecrit en 1912, publié en 1913, c’est l’un des derniers textes qu’il aura encore le temps d’achever. Toute sa vie, en effet, Jack London a bu et abusé de l’alcool.

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Henry David THOREAU, « Je vivais seul dans les bois », Gallimard, folio 2 €

En 1845, en quête de solitude pour écrire, Thoreau s’installe dans une cabane en pin, qu’il construit lui-même, au bord du lac de Walden. Walden ou la vie dans les bois paraîtra en 1854. Publié pour la première fois en 1921, dans une traduction française de Louis Fabulet, le livre est disponible dans la collection L’imaginaire, n° 239, des éditions Gallimard.

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