Florilège fleur légère…

Pour celles et ceux que le nom de Montaigne effraierait, nous avons glissé dans ce florilège un intrus, de notre cru bien entendu ! Un petit « Charlie », en somme ; que, nous l’espérons, vous aurez plaisir à démasquer… et vous le ferez sans peine, voilà au moins une certitude qui nous enchante !

« La poésie populaire et purement naturelle a des naïvetés et grâces par où elle se compare à la principale beauté de la poésie parfaite selon l’art ».
Montaigne, Les Essais, Livre premier, chapitre L IV.

« C’est puer que de sentir bon », chapitre L V.

« Quelle rêverie est-ce de s’attendre de mourir d’une défaillance de forces que l’extrême vieillesse apporte, et de se proposer ce but à notre durée, vu que c’est l’espèce de mort la plus rare de toutes et la moins en usage ? », chapitre L VIII.

« Il existe plusieurs façons de romancer sa vie, dont la façon américaine, icelle domine aujourd’hui ; hélas, dans la  » vie à l’américaine « , le hamburger a remplacé le homard ! », chapitre XXL.

A propos de cette fulgurance de Zenon : « Un, même, n’est pas ; il n’y a rien » : « Si un était, il serait ou en un autre ou en soi-même ; s’il est en un autre, ce sont deux ; s’il est en soi-même ce sont encore deux, le comprenant et le compris », Livre second, chapitre XII.

« L’homme est bien insensé. Il ne saurait forger un ciron et forge des Dieux à douzaines », chapitre XII.

ciron : Comme chacun sait, un ciron est un « Arachnide aptère minuscule, … » (pour la suite de cette définition, consulter donc votre Petit Larousse !).

« La philosophie : elle a tant de visages et de variété, et a tant dit, que tous nos songes et rêveries s’y trouvent ».

« … C’est ici, chez nous, et non ailleurs, que doivent être considérés les forces et les effets de l’âme ; tout le reste de ses perfections lui est vain et inutile : c’est de l’état présent que doit être payée et reconnue toute son immortalité, et de la vie de l’homme qu’elle est comptable seulement ».

« Si l’homme ne se connaît, comment connaît-il ses fonctions et ses forces ? ».

« Les fièvres ont leur chaud et leur froid ; des effets d’une passion ardente nous retombons aux effets d’une passion frileuse », Livre second, chapitre XII.

« Les lois de notre pays ? c’est-à-dire cette mer flottante des opinions d’un peuple ou d’un prince, qui me peindront la justice d’autant de couleurs et la reformeront en autant de visages qu’il y aura en eux de changements de la passion ? ».

« La volupté même cherche à s’irriter par la douleur », Livre second, chapitre XV.

« Nous défendre quelque chose c’est nous en donner envie ».

« Quand je prends des livres, j’aurai aperçu en tel passage des grâces excellentes et qui auront frappé mon âme ; qu’une autre fois j’y retombe, j’ai beau le tourner et virer, j’ai beau le plier et le manier, c’est une masse inconnue et informe pour moi ».

« En mes écrits même, je ne retrouve pas toujours l’air de ma première imagination ; je ne sais ce que j’ai voulu dire, et m’échaude souvent à corriger et y mettre un nouveau sens, pour avoir perdu le premier, qui valait mieux ».

Publié par :Joël Bécam

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