« Cicéron prêchait en vain, les illusions de jadis n’existaient plus, la raison était là et l’on se moquait éperdument de la patrie, de la gloire, des intérêts d’autrui et de la postérité ; on était devenu égoïste, on pensait à son bien-être, on envisageait ce qui pourrait se produire, sans ardeur, sans impétuosité ni grandeur d’âme, et l’exemple des grands hommes ne signifiait plus grand-chose pour cette époque devenue si différente : on perdit ainsi la liberté… Alors vinrent les empereurs : la luxure et l’indolence régnèrent, et peu après, avec plus de philosophie, de livres, de science, d’expérience et d’histoire, on devint tout à fait barbare. ».

Giacomo Leopardi, Zibaldone di pensieri, traduit de l’italien, présenté et annoté par Bernard Schefer, éditions Allia, 2003.

Publié par :Joël Bécam

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