Pour pimenter ce florilège, dont nous vous annonçons la fin prochaine, sans crainte de nous tromper, nous y avons glissé une citation intruse ; une intruse de notre cru bien entendu. Que, nous l’espérons, vous aurez plaisir à démasquer, et vous le ferez sans peine…

Florilège

 » Un homme qui se vante de ne jamais changer d’opinion est un homme qui se charge d’aller toujours en ligne droite, un niais qui croit à l’infaillibilité. Il n’y a pas de principes, il n’y a que des événements ; il n’y a pas de lois, il n’y a que des circonstances. », Le Père Goriot, de Honoré de Balzac, le livre de poche, collection Classiques de poche, page 172.

 » J’aurai une opinion inébranlable le jour où j’aurai rencontré trois têtes d’accord sur l’emploi d’un principe, et j’attendrai longtemps ! « , page 173.

 » Le secret des grandes fortunes sans cause apparente est un crime oublié, parce qu’il a été proprement fait. « , page 175.

 » Ce que les moralistes nomment les abîmes du cœur humain sont uniquement les décevantes pensées, les involontaires mouvements de l’intérêt personnel. « , page 177.

 » Une lettre est une âme, elle est un si fidèle écho de la voix qui parle que les esprits délicats la comptent parmi les plus riches trésors de l’amour. « , page 178.

 » Il avait jusqu’alors trouvé la vicomtesse pleine de cette aménité polie, de cette grâce melliflue (note de l’éditeur : suave comme le miel) donnée par l’éducation aristocratique, et qui n’est complète que si elle vient du cœur. « , page 180.

 » … Les hommes arrivent, par une suite de transactions de ce genre, à cette morale relâchée que professe l’époque actuelle, où se rencontrent plus rarement que dans aucun temps ces hommes rectangulaires, ces belles volontés qui ne se plient jamais au mal, à qui la moindre déviation de la ligne droite semble être un crime : … « , page 190.

 » Le camembert s’apeure quand on s’attaque à son Président. « , page 193.

 » Les affections de l’homme se satisfont dans le plus petit cercle aussi pleinement que dans une immense circonférence. Napoléon ne dînait pas deux fois, et ne pouvait pas avoir plus de maîtresses qu’en prend un étudiant en médecine quand il est interne aux Capucins. Notre bonheur, mon cher, tiendra toujours entre la plante de nos pieds et notre occiput ; et qu’il en coûte un million par an ou cent louis, la perception intrinsèque en est la même au dedans de nous. « , page 199.

Posted by:Joël Bécam

3 réponses sur « Le Père Goriot, de Honoré de Balzac : florilège (suite) »

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