Voici la fin de notre florilège consacré au Père Goriot. Comme la fois précédente, nous avons glissé parmi les autres une citation intruse, extraite de notre dernier roman, citation que vous n’aurez, bien entendu, aucune peine à découvrir…

Florilège

 » … la curiosité le menait chez madame de Nucingen, tandis que, si cette femme l’eût dédaigné, peut-être y aurait-il été conduit par la passion. « , Le Père Goriot, de Honoré de Balzac, Le livre de poche, collections classiques de poche, page 201.

 » Le désir ne naît pas moins de la difficulté que de la facilité des triomphes. Toutes les passions des hommes sont bien certainement excitées ou entretenues par l’une ou l’autre de ces deux causes, qui divisent l’empire amoureux. « , page 201.

 » L’argent ne devient quelque chose qu’au moment où le sentiment n’est plus. « , page 208.

 » Il est dans la nature des femmes de prouver l’impossible par le possible et de détruire les faits par des pressentiments. « , page 211.

 » Quand on connaît Paris, on ne croit à rien de ce qui s’y dit, et on ne dit rien de ce qui  s’y fait. « , page 211.

 » La raison d’Etat et la Justice sont comme chienne et chatte. Elles se chamaillent ; mais parfois, elles s’accordent. « , page 211.

 » L’insuccès nous accuse toujours la puissance de nos prétentions. « , page 212.

 » L’amour et l’église veulent de belles nappes sur leurs autels. « , page 215.

 » Les jeunes gens sont soumis presque tous à une loi en apparence inexplicable, mais dont la raison vient de leur jeunesse même, et de l’espèce de furie avec laquelle ils se ruent au plaisir. Riches ou pauvres, ils n’ont jamais d’argent pour les nécessités de la vie, tandis qu’ils en trouvent toujours pour leurs caprices. « , page 217.

 » Les femmes sont toujours vraies, même au milieu de leurs plus grandes faussetés, parce qu’elles cèdent à quelque sentiment naturel. « , page 220.

 » … tant que les hommes ne sauront pas combien de fleurs fauchent dans l’âme d’une jeune femme les premiers coups de la tromperie. Quelles que fussent ses raisons, Delphine se jouait de Rastignac, et se plaisait à se jouer de lui, sans doute parce qu’elle se savait aimée et sûre de faire cesser les chagrins de son amant, suivant son royal bon plaisir de femme « , page 220.

 » Ignorant encore que la coquetterie d’une femme offre quelquefois plus de bénéfices que son amour ne donne de plaisir, il tombait dans de sottes rages. « , page 221.

 » Encore deux ou trois réflexions de haute politique, et vous verrez le monde comme il est. En y jouant quelques petites scènes de vertu, l’homme supérieur y satisfait toutes ses fantaisies aux grands applaudissements des niais du parterre. « , page 223.

 » vous vous accoutumerez à considérer les hommes comme des soldats décidés à périr pour le service de ceux qui se sacrent rois eux-mêmes. « , page 225.

 » Les bureaux ont leur obéissance passive, comme l’armée a la sienne : système qui étouffe la conscience, annihile un homme, et finit, avec le temps, par l’adapter comme une vis à un écrou à la machine gouvernementale. « , page 229.

Posted by:Joël Bécam

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