Tout continue ; à changer encore ; de la même façon

 

Les torchons boursiers se mêlent aux serviettes bancaires

 

Pâte à modeler, papier à confettis, sucre à bonbon, chair à canon

 

La poudre ne parle pas le langage des fleurs

 

Les parisiens vont devoir s’asseoir parterre

 

Les hommes refont le monde en pensée, et le défont en acte. Les femmes nous y mettent, ces folles

 

Si vous lâchez vos chiens sur moi, je lâche mes mots sur vous

 

Celui qui ignore d’où il vient va nulle part ; celui qui sait d’où il sort s’imagine qu’il avance dans la vie ; en vérité, il recule de travers

 

La jeunesse est un prurit : si tu grattes, tu vieillis sec

 

Mon Dieu mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné au cithare ?

 

Ouvrez grands les yeux avant que la mort s’emmêle

 

Lisez La Recherche, pour gagner du temps

 

Rien de meilleur qu’un bon petit aphorisme pour avoir l’air de rien

 

 

 

Posted by:Joël Bécam

2 réponses sur « Aphorismes du petit matin (bis) »

  1. LE GOÛT DE L’APHORISME

    Le goût de l’aphorisme. Le goût de la formule, à tort et à travers, où l’on se décapite.

    Pour mieux retrouver sa couronne de papier.

    Une illusion bénéfique.

    La langue tend alors à nous écarteler. Et à coups de marteau nous bosselons le miroir d’acier.

    Qui nous donne ce portrait plus vrai que nature.

    J'aime

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