Dans un article daté du 6 avril dernier , consacré au recueil de nouvelles Winesburg-en-Ohio de Sherwood Anderson, emporté par un bel élan (dicté par une lecture, il est vrai un peu hâtive, d’un article d’Erwan Desplanques paru dans le numéro 3110 de Télérama [1]), j’écrivis : « En effet, d’une part, à nous, pauvres petits français, il fallut 42 ans pour traduire dans notre langue, les nouvelles de Sherwood Anderson (parues aux USA en 1919, c’est finalement en 1961 qu’elles furent traduites en français, et publiées en France, aux éditions Gallimard) ! Et d’autre part, 91 ans furent ainsi nécessaires à nos chères bonnes vieilles éditions Gallimard  pour qu’entrassent dans leur (d’ailleurs très excellente) collection L’Imaginaire,  les nouvelles du grand Sherwood ! ».

 

Deux lecteurs nous signalent notre erreur. Nous publions donc bien volontiers, avec son autorisation, la remarque, précise, pertinente, de Yves Treillet, Marseille, à ce sujet.

Bonjour,
Importante rectification quant à la traduction et l’édition de notre ami Sherwood Anderson : de  » Winesburg-en-Ohio « , traduction de Madame Marguerite Gay, je possède un exemplaire de l’édition originale grand papier (n° XXXVIII), un des cent neuf exemplaires réimposés in-4°, sur papier vergé Lafuma-Navarre au filigrane NRF réservés aux  » Bibliophiles de la Nouvelle Revue Française « , numérotés de I à C (et de A à I) datée 30 avril 1927, sur un tirage total de mille quatre exemplaires (suivent 895 exemplaires in-8 sur vélin pur fil).Il y a donc certainement eu un tirage simultané sur papier d’édition. Nous voila ainsi huit ans seulement après la parution américaine, et longtemps avant 1961. De même, j’ai un exemplaire de  » Tar « , traduction de Madame Marguerite Gay et Paul Genty, Librairie Stock, de la collection « Le Cabinet Cosmopolite », E.O, un des 1650 ex numérotés sur alfa satiné ; 18 septembre 1931.
Cordialement.


 

[1]  » Dans quelques greniers français, on peut trouver une vieille (et mauvaise) traduction Gallimard, épuisée depuis les années 1960. Rien d’autre. « Cela me désole, admet Claire Bruyère, professeur émérite de littérature américaine à Paris-VII et spécialiste de Sher­wood Anderson. C’est l’un des premiers modernistes, soutenu à l’époque par toute l’avant-garde américaine, un très bon nouvelliste qu’il serait urgent de retraduire. »  » Erwan Desplanques, Télérama n° 3110

 

Posted by:Joël Bécam

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