Honoré de Balzac écrit la nouvelle La Maison du Chat-qui-pelote en octobre 1829. Il vient de publier Les Chouans en avril de la même année ; ces œuvres sont les premières de toutes celles qu’il rassemblera plus tard dans la Comédie humaine. Il a trente ans.

 » En quelques mois s’impose, même s’il en indispose plus d’un, ce jeune homme déjà gros, peu distingué mais sûr de son charme,  et à qui admirateurs et envieux reconnaissent un double talent de conteur et de peintre de la femme  » lit-on au début de la préface de Patrick Berthier, professeur à l’Université de Nantes, grand spécialiste de Balzac.

Les amoureux de Balzac trouveront sur ce blog d’autres florilèges consacrés aux romans suivants : Le Père Goriot, Eugénie Grandet, Le Colonel Chabert, La Cousine Bette, La peau de chagrin (taper, dans l’onglet « Rechercher », le titre du roman [sachant que Worpress, effectuant une recherche sur tout le texte, génère hélas beaucoup de bruit…]).

 

Florilège

 

« … il n’y a que le commerce ! Ceux qui se demandent quels plaisirs on y trouve sont des imbéciles. Etre à la piste des affaires, savoir gouverner sur la place, attendre avec anxiété, comme au jeu, si les Etienne et compagnie font faillite, voir passer un régiment de la garde impériale habillé de notre drap, donner un croc en jambe au voisin, loyalement s’entend ! fabriquer à meilleur marché que les autres ; suivre une affaire qu’on ébauche, qui commence, grandit, chancelle et réussit ; connaître comme un ministre de la police tous les ressorts des maisons de commerce pour ne pas faire fausse route ; se tenir debout devant les naufrages ; avoir des amis, par correspondance, dans toutes les villes manufacturières, n’est-ce pas un jeu perpétuel, Joseph ? Mais c’est vivre ça ! », page 45
 
« L’argent qui vient si vite s’en va de même ! N’ai-je pas entendu dire ce soir à ce jeune écervelé que si l’argent était rond, c’était pour rouler ! S’il est rond pour les gens prodigues, il est plat pour les gens économes qui l’empilent. », page 56
 
« La légèreté de l’esprit et les grâces de la conversation sont un don de la nature ou le fruit d’une éducation commencée au berceau. », page 65
 
« En toute chose, nous ne pouvons être jugés que par nos pairs », page 73
 
« Les choses extérieures sont, pour les sots, la moitié de la vie ; et pour cela, plus d’un homme de talent se trouve un sot malgré tout son esprit », page 79
 
« Sachez donc que plus nous aimons, moins nous devons laisser apercevoir à un homme, surtout à un mari, l’étendue de notre passsion. C’est celui qui aime le plus qui est tyrannisé, et, qui pis est, délaissé tôt ou tard », page 79
Posted by:Joël Bécam

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s