Fuir la peste…

Pour Florence B. « Nous vivons dans un monde plutôt désagréable, où non seulement les gens, mais les pouvoirs établis ont intérêt à nous communiquer des affects tristes. La tristesse, les affects tristes sont tous ceux qui diminuent notre puissance d’agir. Les pouvoirs établis ont besoin de nos tristesses pour faire de nous des esclaves. Le…

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Jean BAUDRILLARD, Amérique, Editions Grasset & Fasquelle, 1986, Le Livre de Poche, biblio essais, 124 pages

« Comme l’obèse qui n’arrête pas de grossir, comme le disque qui tourne indéfiniment sur le même sillon, comme les cellules d’une tumeur qui prolifèrent, comme tout ce qui a perdu sa formule pour s’arrêter. Toute cette société ici, y compris sa part active et productive, tout le monde court devant soi parce qu’on a perdu la formule pour s’arrêter »

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Oscar WILDE, Aphorismes, Editions Mille et une Nuits, 104 pages

Parmi tous les chefs-d’œuvre, parfois oubliés, que nous offrent les éditions des Mille et une Nuits « pour le temps d’une attente, d’un voyage, d’une insomnie » ‒ entendez par là que, s’agissant de livres assez courts, vous ne mettrez pas trop longtemps à les lire, et donc que vous ne vous ruinerez pas non plus à les acheter ‒ , il en est un que j’affectionne tout spécialement. Ce sont les aphorismes d’Oscar Wilde. Désirant les offrir à un ami, dont je présume qu’il ne les a pas encore lus, je n’ai pu résister à la tentation : j’ai remis le nez dedans !

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Giacomo LEOPARDI, L’art de ne pas souffrir, Choix de lettres (1817-1837)

Giacomo LEOPARDI, L’art de ne pas souffrir,  Choix de lettres (1817-1837), Traduit de l’italien, annoté et préfacé par Philippe Audegean, Rivages poche, Petite bibliothèque, 2017 (texte établi sur la base de l’édition italienne de Lettere, Rolando Damiani (éd.), Milan, Mondadori, 2006), 142 pages   Giacomo Leopardi : imaginez un homme, ou plutôt un enfant ‒…

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