David FOSTER WALLACE, L’infinie comédie, Editions de l’Olivier, 2017

Depuis Ulysse de Joyce, premier d’une assez longue lignée, il s’est créé au fil du temps un genre romanesque ‒ sinon un genre, du moins un type de roman ‒, dont la principale caractéristique consiste dans l’utilisation d’une structure originale inventée par l’auteur, jamais utilisée avant lui, jamais reproduite ensuite, quand bien même elle aura pu influencer d’autres auteurs.
L’infinie comédie ‒ Infinite jest en anglais‒, de David Foster Wallace, dont je viens, enfin, de terminer la lecture, fait partie incontestablement de cette lignée un peu à part.

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BE WHY, Roman : extrait…

À la mémoire de George Floyd, fraternellement.

– William, je trouve que ce Chapman a tout du grand sachem, quel faciès !
– Vous ne croyez pas si bien dire. Chapman est d’origine apache, c’est un chiricahua, un lointain descendant de Cochise si vous préférez ; Chapman est le nom de son père adoptif.
– Il a un certain charme en tout cas, votre apache.
– Chut, taisons-nous Sharon, il commence…

« Je suis George Chapman, rédacteur en chef de No Futur.
Je suis heureux d’être avec vous aujourd’hui.
Ce que j’ai à vous confier est pour moi, je ne trouve pas de mots assez forts, – d’une incommensurable désolation…
Et je gage qu’il en sera de même pour vous, lorsque, tout à l’heure, vous connaîtrez enfin la vérité.

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Marcel PROUST à l’heure du coronavirus…

Parmi les réflexions et les remarques, qu’énonce Marcel Proust dans son grand œuvre, certaines, lorsque je les aies relues récemment, m’ont paru être écrites comme si elles pouvaient encore et aussi s’appliquer à la pandémie du Covid-19 qui sévit actuellement dans le monde entier…
Ce sont celles-là que je reproduis ici, dans un florilège. Je suis convaincu que le lecteur distinguera sans peine, comme j’ai pu le faire moi-même, ce à quoi, de façon si troublante, dans le drame que nous vivons, elles paraissent directement s’appliquer, comme si elles avaient été écrites pour l’occasion… ou ce à quoi elles font simplement écho.

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Mario LEVRERO, Le discours vide, Roman, 190 pages, Avant-propos d’Ignacio Echevarría, traduit de l’espagnol (Uruguay) par Robert Amutio, Les Editions Noir sur Blanc, 2018.

Le discours vide, de l’écrivain uruguayen Mario Levrero, a été édité en espagnol en 1996. Il faut attendre 2018 pour qu’il soit publié en langue française, à l’initiative des éditions Noir sur Blanc, dans une excellente traduction de Robert Amutio, à qui l’on doit déjà celle des romans de Roberto Bolaño : Les détectives sauvages (Voir…

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