Franz KAFKA, L’Amérique, Traduit de l’allemand par Alexandre Vialatte, Editions Gallimard, 1946, pour la traduction française, folio n° 803, 368 pages

Lire Kafka, lire un roman de Kafka, cette lecture me le confirme, est toujours pour moi une épreuve, qui me porte un solide et sale bon vieux mauvais coup au moral ! J'exagère tout de même un peu. Mais cette fausse indifférence glacée. Ce désespoir à l'état brut, qui avance parfois sous le masque de la drôlerie. « Il y a dans ce livre des passages qui rappellent irrésitiblement Chaplin... » nous dit Max Brod, le meilleur ami de Kafka, à propos de L'Amérique.

Franz KAFKA, Journal, traduit et présenté par Marthe Robert, Editions Bernard Grasset, 1954, Le Livre de Poche, n° 3001

Je viens de terminer la lecture du Journal de Kafka. Disons-le tout net : c’est avant tout une lecture déprimante. Je n’ai pas trouvé une ligne, et c’est à peine si j’exagère, où s’exprimerait, ne serait-ce que de manière allusive ou détournée, un peu de gaieté, même latente, même embryonnaire ! Néanmoins, comme c’est toujours le cas lorsqu’on se frotte aux belles œuvres qui ont marqué la littérature, ‒ c’est aussi une lecture stimulante, réconfortante à maints égards, que je n’ai pas eu envie de lâcher, à aucun moment.

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